Un héritage entaché: analyse sociale et environnementale de la mine d’or de Syama, au Mali
Publié: 12.2005
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Résumé de la publication
Au Mali, l’or rappelle la grandeur des empires maliens et évoque le commerce transsaharien de sel et d’or, les érudits de l’Islam ainsi que les anciennes cités de Tombouctou et Djenné. Et pourtant, un proverbe Bamanankan dit : “Sanu ko balaw ka ca” : l’exploitation aurifère est source de problèmes.
Il reste à savoir laquelle de ces images dépeint le mieux la réalité du Mali moderne. La production d’or est en forte croissance dans ce pays, devenu aujourd’hui le 3 ème plus grand producteur d’or en Afrique (après l’Afrique du Sud et le Ghana). L’or a ravi la vedette au coton en devenant le principal produit d’exportation du Mali ; il a été promu par les institutions de Bretton Woods comme principal moteur du développement national de ce pays. La mine d’or de Syama, objet de ce rapport, a été la première grande mine construite durant la période de boom que connaît actuellement le secteur aurifère malien. Dans un pays classé 164 ème sur 172, selon l’Indicateur de Développement Humain, et dont 90,6% de la population vit avec moins de 2 $ par jour, il est difficile d’ignorer l’attrait de la filière aurifère.