
États et entreprises tenus à respecter l'Initiative mondiale pour la transparence
Mise en place: 27 03 2008
Les organismes ayant adopté l'Initiative pour la transparence des industries extractives (EITI) sont désormais tenus à traduire en actes leur engagement à gérer de manière transparente et responsable les recettes et les paiements tirés de l'extraction pétrolière, gazière et minière.
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Les États et les entreprises ayant adopté l'Initiative pour la transparence des industries extractives (EITI) sont désormais tenus à traduire en actes leur engagement à gérer de manière transparente et responsable les recettes et les paiements tirés de l'extraction pétrolière, gazière et minière, a indiqué la coalition mondiale d'organisations de la société civile PWYP (Publish What You Pay). PWYP est une coalition mondiale regroupant plus de 300 organisations de la société civile.
« Nous ferons respecter la même règle d'implication de la société civile dans le processus de mise en œuvre et de validation à tous les pays candidats », a déclaré Bennett Freeman, membre du Bureau de l'EITI, représentant Oxfam America et Oxfam International. « Dans certains pays, des réformes fondamentales sont incontournables pour permettre à la société civile de jouer pleinement le rôle légitime que lui a attribué l'EITI ».
Pour Corinna Gilfillan de Global Witness, « Les entreprises doivent, elles aussi, jouer le jeu et honorer leur engagement. Il est inacceptable que seulement trois des 37 entreprises d'extraction pétrolière, gazière et minière inscrites à l'EITI aient respecté l'obligation de rendre compte des mesures qu'elles ont mises en œuvre pour se conformer aux principes de transparence de l'EITI». Il s'agit de Royal Dutch Shell, Chevron et StatoilHydro.
La coalition PWYP a exhorté les États à accélérer la mise en œuvre de l'initiative et invité l'EITI à suivre rigoureusement les performances des pays en la matière, mais aussi à leur apporter l'appui et l'assistance technique nécessaires. Chaque pays candidat au label dispose d'un un délai de deux ans pour appliquer les critères de l'EITI et recevoir sa validation, ou perdre son statut de candidat.
Pour Carlos Monge, de l'ONG péruvienne Grupo Propuesta Ciudadana et membre du Bureau de l'EITI, « Désormais, l'accent doit être mis sur les réalisations. Nous ne voulons pas d'une situation dans laquelle les pays profitent du label EITI et l'exploitent sans rien changer à leurs pratiques. Des mesures concrètes doivent être adoptées pour la mise en œuvre et le suivi régulier du plan de travail des différents pays, et ce dès maintenant ».
La coalition PWYP a également salué la mise sur pied, par l'EITI, d'un groupe de travail chargé d'élaborer des ripostes efficaces aux menaces à la participation de la société civile.
Selon Radhika Sarin, coordonnatrice internationale de PWYP, « Des militants de la transparence, dont des membres du Bureau de l'EITI, ont fait l'objet de menaces, de harcèlement, voire, dans certains cas, d'emprisonnement dans des pays comme le Gabon, l'Angola et la République du Congo. La participation de la société civile fait partie intégrante du processus de l'EITI, qui doit appliquer la règle de la tolérance zéro sur ce point essentiel ».
Par ailleurs, sept pays riches en ressources naturelles, candidats au label de l'EITI, ont été acceptés par le Bureau de l'EITI, réuni à Accra (Ghana) le 22 février 2008, ce qui porte le nombre de pays candidats à 22. Les sept nouveaux candidats au label de l'EITI sont la République démocratique du Congo, la Guinée équatoriale, Madagascar, la République du Congo, São Tomé-et-Principe, la Sierra Leone et le Timor oriental. À l'heure actuelle, aucun pays n'a obtenu le statut officiel de conformité à l'EITI, même si le processus est assez avancé dans plusieurs pays.
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